Texte en français. Traduit du texte original en portugais.
Merci, Saint Père !
Au moment où j’écris ces lignes, la visite du Pape n’a pas encore commencé. Je m’attends à ce qu’elle soit un succès, non pas tant en raison des centaines de milliers de personnes ayant souhaité être présentes, mais parce que la présence et la parole du Pape éveilleront notre enthousiasme et notre foi — une foi fidèle et solide — dans le Christ et en son Église, si diverse et riche des dons spirituels les plus élevés que Lui seul peut nous offrir.
Il ne m’est pas encore possible de rapporter ou de commenter quoi que ce soit de ce que le Pape a dit ou fait. J’espère commencer à le faire à partir du 1er octobre, dans les méditations du chapelet quotidien et les homélies des dimanches à venir.
Cependant, la Parole de Dieu de ces derniers dimanches nous a invités à reconnaître le Royaume de Dieu comme une réalité vivante qui ne se confond pas avec le simple fait d’avoir une croyance ou des sentiments religieux. C’est bien peu au regard de ce que Dieu le Père nous a donné et continue de nous donner en son Fils unique, Jésus-Christ, comme l’affirme l’apôtre Paul : « ayez entre vous les mêmes sentiments et la même charité, dans une même âme et un même cœur. Ne faites rien par rivalité ni par vaine gloire ; mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes, sans que chacun ne regarde à ses propres intérêts, mais plutôt à ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus. » (Lettre aux chrétiens de la ville de Philippes : cf. 2, 1-11).
Il ne s’agit pas de moralisme, ni simplement d’être une « bonne personne » — car qui ne se considère pas comme tel ? Il s’agit d’être et de vivre, de penser et de ressentir, d’aimer à la manière de Jésus-Christ ! Or, cela nous est difficile, car nous résistons à l’idée de Lui ressembler. Nous ne croyons pas, de tout notre cœur et de toute notre volonté — comme l’a fait Notre-Dame — ce que la Parole de Dieu nous annonce, nous promet et peut accomplir en nous, avec le Saint-Esprit.
D’où l’importance de la parabole de Jésus, liée une fois de plus au travail dans la vigne : nous disons « oui », mais nous ne faisons pas ce que le Christ commande et nous ne lui ressemblons pas ? « Jésus leur dit : “En vérité, je vous le dis : les publicains et les femmes de mauvaise vie vous précéderont dans le Royaume de Dieu.” » De grands pécheurs et des prostituées entreront avant nous dans ce royaume de vie nouvelle : comment est-ce possible ? Ainsi : « Jean-Baptiste est venu à vous en vous enseignant le chemin de la justice, et vous ne l’avez pas cru ; mais les publicains et les femmes de mauvaise vie, eux, ont cru. » Et vous, croyez-vous ? Bon dimanche et bonne semaine. À bientôt, le 1er à 21 h ?
Avec amitié, P. Nuno