
“Comme Marie, nous sommes nous aussi
Pape Léon XIV
faits pour le Ciel.“
Programme
Lundi 12 octobre – 21h
Chapelet médité (bilingue français et portugais)
Procession aux flambeaux
Procession d’Adieu à la Vierge
Mardi 13 octobre
17h15 – Chapelet (en français)
18h00 – Messe (en français)
21h00 – Terço (em português)
“Récitez le chapelet tous les jours pour que le monde puisse obtenir la paix”
Notre Dame aux Petits Pastoureaux, le 13 mai 1917
«Les apparitions de sainte Marie à Fatima, renforcées par les signes extraordinaires intervenus en 1917, forment comme un point de référence et de rayonnement pour notre siècle.» (Saint Jean Paul II)
«L’Église a toujours enseigné, et continue à proclamer que la révélation de Dieu a été accomplie de manière pleine et entière en Jésus Christ, et “qu’il n’y a pas lieu d’attendre une autre révélation publique, avant la glorieuse manifestation de Notre Seigneur Jésus Christ” (Const. Dei Verbum, 4)».
Cette même Église apprécie et juge les apparitions privées selon le critère de leur conformité avec cette unique révélation publique. Ainsi, si l’Église a accepté le message de Fatima, c’est surtout parce que ce message contient une vérité et un appel qui, dans leur contenu fondamental, sont la vérité et l’appel de l’Évangile lui-même.
Au terme de la soigneuse préparation réalisée par l’Ange, les voyants restèrent sensibilisés aux confidences de la Mère de Dieu.
Le 13 octobre 1917, vers midi, les trois petits pastoureaux, Lucia (10 ans), et ses cousins, Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), virent Notre Dame pour la dernière fois à Cova da Iria. Il pleuvait torrentiellement :
«Lorsque nous sommes arrivés à la Cova da Iria, près du chêne vert, une injonction intérieure m’a poussée à demander à la foule de fermer les parapluies, avant que nous ne récitions le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame au-dessus du chêne vert.
– Que voulez-vous de moi ?
Notre Dame – Je veux te dire que l’on fasse construire ici une chapelle en mon honneur, que je suis Notre-Dame du Rosaire, que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.
– J’avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir des malades, de convertir des pécheurs, etc.
ND – Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés.
Et prenant un air plus triste :
ND – Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà très offensé.
Ouvrant alors les mains, elle les fit se refléter dans le soleil, puis, pendant qu’elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continua à se projeter dans le soleil.
Tel fut le motif pour lequel je me suis exclamée, en leur demandant de regarder vers le soleil. Mon but n’était pas d’attirer l’attention de la foule vers cette direction, puisque je ne me rendais même pas compte de sa présence : je l’ai fait seulement à cause d’une impulsion intérieure qui m’y a incitée.
Voici qu’allait se produire le miracle du soleil, promis trois mois plus tôt, comme preuve de la véracité des apparitions de Fatima. La pluie cessa et le soleil tourna trois fois sur lui-même, lançant de tous côtés des faisceaux de lumière de diverses couleurs : jaune, lilas, orangé et rouge. À un moment donné, il parut se détacher du firmament et tomber sur la foule qui cria terrorisée. Après un prodige de dix minutes, le soleil reprit son aspect normal.»
Le Miracle du Soleil
Le 18 décembre 1917, le Dr José Maria Proença de Almeida Garret, témoin direct, décrivit ainsi ce qu’il avait contemplé:
«Quelques instants plus tôt, le soleil avait percé victorieusement l’épaisse couche de nuages qui l’avait caché, pour briller clairement et intensément. Je me suis retourné vers cet aimant qui attirait tous les regards et j’ai pu le voir semblable à un disque au bord net et à l’arête vive, lumineuse et luisante, mais qui ne faisait pas mal aux yeux… Il ne ressemblait en rien à la lune d’une nuit transparente et pure, parce que l’on voyait et sentait qu’il s’agissait d’un astre vivant… On ne pouvait pas non plus le confondre avec le soleil visible par temps de brouillard (d’ailleurs inexistant ce jour-là) puisqu’il n’était pas opaque, diffus ou voilé. À Fatima, le temps était chaud et ensoleillé.
Ce qui fut merveilleux, c’est que pendant un long moment, nous avons pu scruter l’astre, flamme de lumière et braise de chaleur, sans la moindre douleur oculaire et sans qu’aucun éblouissement ne nous aveugle. Ce disque nacré était animé d’un mouvement étourdissant… Il tournait sur lui-même à une vitesse vertigineuse.
Tout à coup, on entendit une clameur, comme un cri d’angoisse montant de la foule. Le soleil, conservant sa vitesse de rotation, se détacha du firmament et, sanguinaire, il prit la direction de la Terre, menaçant de nous écraser sous le poids de son énorme meule de feu. Ces secondes furent terrifiantes…
Tous ces événements, je les ai observés personnellement et sereinement, sans émotion ni agitation… Ce phénomène a dû s’étaler sur environ dix minutes. »
Pendant ce temps, les pastoureaux eurent droit à d’autres visions.
« Notre-Dame une fois disparue dans l’immensité du firmament, nous vîmes saint Joseph près du soleil avec l’Enfant-Jésus et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant-Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes en forme de croix qu’ils faisaient de la main.
Peu après, une fois dissipée l’image de cette apparition, je vis Notre-Seigneur et Notre-Dame (qui pour moi ressemblait à Notre-Dame des Douleurs). Notre-Seigneur semblait bénir le monde de la même manière que saint Joseph. Cette apparition s’évanouit à son tour et il m’a semblé voir de nouveau Notre-Dame sous une forme proche de Notre-Dame du Carmel. »
